Un acheteur qui découvre un décolleteur de la vallée de l’Arve veut savoir en quelques minutes s’il peut lui confier une pièce : capacités, matières, tolérances, séries, certifications, délais et interlocuteur technique. Le site qui rassure lui donne ces réponses sans détour, marché par marché, en français et en anglais, avec des photos d’atelier réelles, des documents à télécharger et une demande de chiffrage structurée.
Le décolletage est né de l’horlogerie. Selon le Syndicat national du décolletage, l’histoire commence au début du XVIIIe siècle à Saint-Sigismond, quand l’horlogerie s’y installe en sous-traitance des fabriques genevoises et devient un travail d’hiver pour les paysans ; l’industrialisation fait naître le décolletage à la fin du XIXe siècle. Le musée de l’horlogerie et du décolletage de Cluses raconte ce passage.
Trois siècles plus tard, l’acheteur qui cherche un sous-traitant ne visite plus d’abord l’atelier : il visite le site. Voici ce que celui-ci doit contenir pour passer son premier filtre.
Que cherche un acheteur en arrivant sur votre site ?
Il trie des fournisseurs. Il veut vérifier vite que vous savez faire sa pièce, dans sa matière, à ses tolérances, à ses volumes, avec les garanties qu’exige son secteur. Les réponses doivent apparaître dès l’accueil et dans un menu clair :
- Les capacités : plages de diamètres, longueurs, complexité, opérations de reprise
- Les matières travaillées : aciers, inox, laitons, aluminium, titane, plastiques techniques
- Les tolérances tenues et les moyens de contrôle
- Les séries : prototypes, petites, moyennes ou grandes séries
- Les certifications réellement détenues
- Les délais habituels et un contact technique nommé
Comment présenter vos capacités sans noyer le lecteur ?
Un tableau vaut mieux qu’une longue liste de machines. Regroupez le parc par familles, tours à cames, commande numérique, multibroches, reprise, et donnez pour chacune ce qui intéresse l’acheteur : plage de diamètres, précision, type de séries. Le détail machine par machine trouve sa place dans un document à télécharger.
Montrez l’atelier tel qu’il est : machines en production, salle de métrologie, contrôle, conditionnement, avec les personnes qui y travaillent et leur accord. Les photos de banque d’images se repèrent tout de suite et font douter du reste.
Faut-il une page par marché ?
Oui, dès que vous servez plusieurs secteurs. D’après une étude Xerfi citée par le SNDEC, l’automobile représentait plus de la moitié du chiffre d’affaires de la profession, devant l’aéronautique, l’électrotechnique et la précision (médical, optique). Pour qui veut se diversifier, chaque marché a ses attentes : traçabilité, propreté des pièces, validation des procédés, documentation.
Une page par marché présente les pièces types, les exigences maîtrisées, les certifications utiles et une référence de projet, anonymisée si le client l’exige. Elle parle la langue de l’acheteur de ce secteur, pas celle de l’atelier.
Quelles certifications afficher, et comment ?
Seulement celles que vous détenez, avec leur périmètre, leur date de validité et le certificat en téléchargement. La certification ISO 9001 atteste la mise en place d’un système de management de la qualité, la norme de référence en la matière selon AFNOR Certification. L’automobile, l’aéronautique et les dispositifs médicaux ont en outre leurs propres référentiels, que les donneurs d’ordre peuvent exiger.
Un logo sans certificat derrière fait plus de mal que de bien : l’acheteur le vérifiera.
Faut-il une version anglaise ?
Oui, car vos clients ne sont pas tous en France. Le SNDEC publie un taux d’exportation de 41,6 % pour la profession, et indique que la Haute-Savoie concentre 69 % des entreprises françaises qui pratiquent le décolletage : la vallée vend loin.
Traduisez au moins l’accueil, les capacités, les pages par marché, les certifications et la demande de chiffrage, avec un vocabulaire technique relu par quelqu’un du métier. Indiquez aussi qui répond en anglais, et dans quel délai.
Quels documents proposer au téléchargement ?
Ceux que l’acheteur réclamera de toute façon, mis à disposition avant qu’il les demande :
- La plaquette de l’entreprise, en français et en anglais, la même qu’en salon
- La fiche de capacités détaillée, machine par machine
- Les certificats en cours de validité
- Un questionnaire fournisseur prérempli
- Les engagements environnementaux et sociaux, s’ils sont formalisés
Comment structurer la demande de chiffrage ?
Un simple formulaire de contact oblige à plusieurs échanges avant de pouvoir chiffrer. Demandez d’emblée le plan ou la maquette numérique, la matière, les quantités par lot et par an, les tolérances critiques, les traitements et le délai souhaité.
Les plans sont confidentiels : prévoyez un dépôt de fichiers sécurisé, la possibilité de signer un accord de confidentialité avant l’envoi, et dites sous quel délai vous répondez. Voyez aussi les erreurs qui font rater la refonte d’un site industriel et notre méthode pour expliquer une technologie sur son site. Nous construisons ces sites dans le cadre de la création de site internet ; nos autres articles sur la Haute-Savoie complètent ce guide.
- L’acheteur trie : capacités, matières, tolérances, séries, certifications et délais doivent se trouver en quelques clics.
- Un tableau de capacités et de vraies photos d’atelier valent mieux qu’un inventaire de machines.
- Une page par marché, dans la langue de l’acheteur de ce secteur.
- Les certifications s’affichent avec leur certificat ; la version anglaise couvre au moins les pages clés.
- La demande de chiffrage recueille plan, matière, quantités et tolérances, dans un cadre confidentiel.
Questions fréquentes
Faut-il afficher le nom de ses clients ?
Seulement avec leur accord écrit. Certains donneurs d’ordre le refusent ; un secteur, un type de pièce et une difficulté résolue suffisent souvent à rassurer.
Le site doit-il ressembler à la plaquette et au stand ?
Oui : même identité, mêmes photos, mêmes messages. Notre article sur l’identité d’un industriel stéphanois montre comment passer d’un logo daté à un système cohérent sur tous les supports.
Venez-vous photographier l’atelier ?
Oui. Notre équipe est en Rhône-Alpes et se déplace avec nos équipes de vidéastes partenaires pour les prises de vues, dans la vallée de l’Arve comme ailleurs en Haute-Savoie, quand le projet le demande.
Capacités, pages par marché, version anglaise, documents et demande de chiffrage : nous construisons avec vous le site B2B de votre atelier, sur devis. Prenons rendez-vous.
- SNDEC (Syndicat national du décolletage), Histoire
- SNDEC, Chiffres-clés de la filière
- Haute-Savoie Mont-Blanc Tourisme, Musée de l’horlogerie et du décolletage, Cluses
- AFNOR Certification, Certification ISO 9001
Pages consultées le 13 octobre 2026. Les marques citées appartiennent à leurs propriétaires.

