Une vidéo d’atelier se prépare comme une intervention : règles de sécurité et équipements de protection visibles à l’image, procédés confidentiels hors champ, accord écrit de chaque salarié filmé. Le tournage se concentre ensuite sur les gestes qui racontent votre métier, et les mêmes images se déclinent en film pour le site, en boucle pour les salons et en formats courts sous-titrés pour les réseaux et le recrutement.
Un geste précis, une étincelle, une pièce qui sort de la machine : l’atelier montre un savoir-faire mieux qu’aucune plaquette. Les acheteurs y lisent du sérieux, les candidats un métier concret. Encore faut-il filmer sans prendre de risque, sans dévoiler ce qui doit rester secret et sans oublier les droits des personnes à l’image.
Saint-Étienne connaît la valeur de ces gestes. Le musée d’Art et d’Industrie présente l’armurerie, la rubanerie et le cycle, recueille la mémoire orale des industries et des films de gestes appelés à disparaître, et accueille des démonstrations de passementiers, de teinturiers ou de graveurs sur armes. Voici notre méthode pour qu’une entreprise d’aujourd’hui filme les siens.
Que faut-il régler avant le premier plan ?
Le tournage se prépare avec le responsable sécurité ou le chef d’atelier. Ensemble, vous définissez où l’équipe peut se placer, les machines filmées uniquement à l’arrêt, les équipements qu’elle portera elle-même et la personne qui l’accompagnera.
À l’image, chaque opérateur porte les protections exigées à son poste : lunettes, gants, casque antibruit, chaussures. Une vidéo où elles manquent entame votre crédibilité auprès des acheteurs comme des candidats, et donne un mauvais exemple.
Comment protéger les secrets de fabrication ?
Dressez la liste de ce qui ne doit pas apparaître : réglages, recettes, outillages spécifiques, plans affichés, pièces de clients couvertes par un accord de confidentialité, écrans de supervision. Le cadrage en tient compte, et vous visionnez les images avant tout montage.
Un geste se montre sans livrer la recette. Un gros plan sur la main et l’outil, un plan large sur la machine, une pièce finie sous la lumière racontent le métier sans exposer le procédé.
Quelles autorisations demander aux salariés filmés ?
La CNIL rappelle que l’employeur doit obtenir l’accord clair du salarié pour utiliser son image, et recommande une autorisation écrite qui en précise l’étendue. Le droit à l’image vaut aussi sur internet : diffuser une vidéo en ligne suppose l’accord préalable de chaque personne reconnaissable.
Service-public.fr conseille un accord écrit et précis sur le support, l’objectif et la durée. En pratique : une autorisation par personne, signée avant le tournage, qui mentionne le site, les salons, les réseaux et les annonces de recrutement, avec une durée d’utilisation et ce qui se passe en cas de départ de l’entreprise. Un refus se respecte : la personne reste hors champ.
Quels gestes filmer pour raconter le métier ?
Le plan de tournage part d’une histoire, pas d’une visite de l’usine. Choisissez une pièce ou un produit et suivez-le de la matière brute à l’expédition : chaque étape devient une séquence courte.
- La matière première, avant toute transformation
- Le geste le plus délicat, filmé de près, au ralenti si besoin
- Le contrôle : mesure, essai, œil de l’expert
- La pièce finie, propre, dans une belle lumière
- Les personnes : un regard, une explication brève face caméra
Comment décliner une seule journée de tournage ?
Les mêmes images servent plusieurs usages si le tournage le prévoit : plans horizontaux et verticaux, sons d’ambiance, prises de parole courtes. C’est ainsi que travaillent nos équipes de vidéastes partenaires pour nos projets de vidéo et photo.
- Un film de présentation pour l’accueil ou la page savoir-faire du site
- Une boucle sans son pour l’écran du stand
- Des formats verticaux courts pour les réseaux sociaux
- Une vidéo « un métier, une personne » pour chaque annonce de recrutement
Pourquoi sous-titrer chaque version ?
Sur les réseaux, une vidéo démarre souvent sans le son, et un atelier est bruyant. Sous-titrez toutes les versions, prises de parole comprises, en phrases courtes lisibles sur un téléphone. Une version anglaise sert les salons internationaux et les acheteurs étrangers.
Pour le recrutement, la vidéo prend place sur une page carrière qui répond aux questions concrètes des candidats : horaires, formation, évolution, accès au site. Notre méthode pour recruter avec des vidéos courtes en Tarentaise détaille cette page ; elle se transpose sans peine à l’industrie.
Comment s’organise le tournage avec nous ?
Nous préparons tout à distance, avec vous et le responsable sécurité : histoire, liste des plans, zones interdites, autorisations. Nos équipes de vidéastes partenaires viennent ensuite à l’atelier pour la journée de tournage. La vidéo prolonge naturellement une identité de marque industrielle renouvelée ; la page agence web à Saint-Étienne présente notre organisation.
- La sécurité se prépare avec l’atelier, et les protections se voient à l’image.
- Les procédés confidentiels restent hors champ ; vous validez les images avant montage.
- Chaque salarié filmé donne un accord écrit qui précise supports, objectif et durée.
- Le tournage suit une pièce de la matière à l’expédition, au plus près des gestes.
- Une journée de tournage se décline pour le site, les salons, les réseaux et le recrutement, toujours sous-titrée.
Questions fréquentes
Peut-on tourner avec un simple téléphone ?
Pour de petits formats du quotidien, oui, en soignant la lumière et le son. Pour le film principal et les salons, une équipe équipée apporte la stabilité, les objectifs et la prise de son qu’exige un atelier bruyant.
Peut-on montrer les clients pour lesquels on fabrique ?
Seulement avec leur accord. Une pièce reconnaissable, un logo sur un emballage ou un plan affiché peuvent révéler un client : relisez vos accords de confidentialité avant de filmer.
Que faire des images quand un salarié filmé quitte l’entreprise ?
Appliquez ce que prévoit son autorisation. Si elle ne dit rien, rapprochez-vous de lui ; à défaut d’accord, retirez ou remontez les vidéos où il apparaît.
Nous préparons avec vous l’histoire, la sécurité et les autorisations, puis nos équipes de vidéastes partenaires viennent tourner, sur devis. Prenons rendez-vous.
- Musée d’Art et d’Industrie de Saint-Étienne, Patrimoine industriel et commercial
- CNIL, Puis-je refuser que ma photographie figure dans l’annuaire du personnel ?
- CNIL, Droit à l’image et diffusion sur internet
- Service-public.fr, Droit à l’image
Pages consultées le 13 octobre 2026. Les marques citées appartiennent à leurs propriétaires.

