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Concevoir un logiciel métier avec ses utilisateurs : ce que Corsiva OS nous a appris

Application et logiciel · Chambéry · 5 min de lecture · · LaBoîte

Corsiva OS, le logiciel que nous avons conçu et développé pour les loueurs de voitures, nous a appris à partir du terrain : l’état des lieux se fait sur le parking, téléphone en main, pas au bureau. Il réunit la réservation, le planning de la flotte, les contrats, les paiements, la caution par empreinte bancaire et la facturation. Avant d’écrire une ligne de code, il faut savoir qui utilisera l’outil, où, et ce que l’on garde pour plus tard.

Un loueur ne passe pas sa journée devant un ordinateur. Il remet des clés, fait le tour d’une voiture avec un client pressé, photographie une rayure, vérifie un niveau. Un logiciel qui ne suit pas ces gestes finit contourné par un carnet ou une feuille de calcul.

Corsiva OS est le logiciel du groupe Corsiva destiné aux loueurs de voitures. Voici les principes de conception que nous en retenons, et les questions à poser avant de lancer votre propre logiciel métier.

Pourquoi partir du parking plutôt que du bureau ?

Parce que c’est là que le métier se joue. L’état des lieux se fait à côté de la voiture, avec le client, parfois sous la pluie. Corsiva OS le permet sur mobile, et cela change tout le dessin des écrans : lisibles d’une main, en plein jour, avec le moins de saisie possible.

La règle tient en une phrase : observer le geste avant de dessiner l’écran. Qui tient le téléphone, qui signe, ce que l’on photographie, ce qui doit être prêt quand le client arrive. Chaque étape mal comprise devient une ressaisie, puis un contournement.

Quelles briques relier, et dans quel ordre ?

Un logiciel métier vaut par ses liens plus que par ses écrans. Dans Corsiva OS, les briques suivent l’ordre d’une location :

  • les réservations, y compris celles du site de Corsiva Location, qui y est relié
  • le planning de la flotte, qui sait quelle voiture est libre, et quand
  • les contrats
  • l’état des lieux sur mobile, au départ et au retour
  • les paiements avec Stripe et la caution par empreinte bancaire
  • la facturation
ConseilVisez qu’une information saisie une fois serve à toutes les étapes. Le parcours vu du client est raconté dans l’article sur la réservation et le paiement en ligne chez Corsiva.
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Groupe CorsivaCorsiva OS (corsiva-os.com), réalisation LaBoîte.Voir la fiche

Que change la publication sur Google Play ?

L’application Android de Corsiva OS est publiée sur Google Play. Une boutique d’applications ajoute des étapes qu’un site ne connaît pas : compte développeur, fiche de l’application, règles de la boutique, demande de mise en production, puis mises à jour suivies.

Google impose aussi aux comptes développeur personnels récents un test fermé avant la production : au moins douze testeurs inscrits pendant quatorze jours consécutifs. Mieux vaut le savoir avant de fixer une date, et ouvrir le compte au nom de l’entreprise, qui doit en garder la propriété.

Pourquoi un site vitrine en six langues pour un logiciel ?

Un logiciel métier se vend comme une offre à part entière. Le site de Corsiva OS existe en six langues, avec des pages par fonction, des comparatifs et des articles. Un loueur qui cherche une solution pour ses états des lieux ou sa caution doit trouver la page qui répond à cette question précise, dans sa langue.

Les comparatifs aident l’acheteur à situer l’outil face à ce qu’il utilise déjà ; les articles répondent aux questions qui précèdent un changement de logiciel. Ce contenu permet aussi d’être trouvé sans dépendre de la seule publicité.

Quelles questions poser avant de lancer un logiciel métier ?

Répondez par écrit aux questions ci-dessous avant de dessiner le premier écran. Deux d’entre elles ont un cadre officiel. L’INPI rappelle qu’un logiciel est protégé par le droit d’auteur dès sa création, sans formalité, et qu’une enveloppe e-Soleau permet d’en dater les étapes : le contrat doit dire à qui reviennent les droits. La CNIL demande de tester avec un jeu de données fictives, et non avec les données réelles de production.

  • Qui utilise l’outil, où, et sur quel appareil : comptoir, parking, bureau ?
  • Quel parcours doit fonctionner dès la première version ?
  • Quels outils existants faut-il relier : paiement, comptabilité, site ?
  • À qui appartiennent le code, les comptes et les données ?
  • Avec quelles données teste-t-on avant la mise en service ?

La facturation électronique change-t-elle le cahier des charges ?

Oui, pour tout logiciel qui facture. Selon impots.gouv.fr, toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques depuis le 1er septembre 2026, et les PME et micro-entreprises devront les émettre à partir du 1er septembre 2027, par l’intermédiaire d’une plateforme agréée. Un logiciel métier doit donc pouvoir transmettre ses factures à la plateforme retenue par l’entreprise.

ConseilInterrogez votre expert-comptable avant de figer le module de facturation : le choix de la plateforme agréée peut décider de l’intégration à prévoir.

Que vaut-il mieux ne pas construire tout de suite ?

Tout ce qu’un outil du marché fait déjà bien : la comptabilité, l’envoi de lettres d’information, certains tableaux de bord. Un bon raccordement vaut mieux qu’une copie moins solide. Notre comparatif logiciel métier ou outil du marché aide à placer la limite.

Repoussez aussi les fonctions réclamées par un seul utilisateur et les écrans pensés « au cas où ». Une première version qui couvre le parcours principal, ouverte chaque jour, vaut mieux qu’un outil complet que personne n’utilise. Nous menons ces projets en développement d’application et en automatisation ; notre équipe est en Rhône-Alpes et vient sur le terrain, à Chambéry ou ailleurs, observer les gestes du métier.

En bref
  • On dessine les écrans après avoir observé les gestes du terrain, pas l’inverse.
  • Réservation, planning, contrats, état des lieux, paiement, caution et facturation forment un seul parcours.
  • Une application sur Google Play demande des étapes et des délais à prévoir.
  • La propriété du code, les données de test et la facturation électronique se règlent avant de développer.
  • La première version couvre le parcours principal ; le reste attend l’usage réel.

Questions fréquentes

Combien de temps faut-il pour une première version ?

Cela dépend du périmètre, d’où l’intérêt de limiter la première version au parcours principal. Le planning se fixe sur devis, après observation du terrain et inventaire des outils à relier.

Faut-il aussi une application pour iPhone ?

Seulement si vos équipes en utilisent et que l’usage le justifie. Une web app peut couvrir les deux systèmes en attendant : notre comparatif application mobile ou web app détaille les critères.

Peut-on reprendre les données d’un ancien logiciel ?

Souvent, à condition d’obtenir un export complet et lisible auprès de l’ancien éditeur. Vérifiez ce point avant de signer, puis prévoyez une période où les deux outils coexistent.

Votre métier ne rentre pas dans un logiciel standard ?

Nous venons observer vos gestes sur le terrain, listons les briques à relier et vous proposons une première version réaliste, sur devis. Prenons rendez-vous.