L’identité d’un hôtel ou d’un restaurant se construit à partir de ce que vit le client, pas d’un logo choisi en premier. On écrit la promesse, on dessine un nom et un signe lisibles sur une enseigne comme sur un écran, puis on décline couleurs, matières et ton sur tout ce que le client touche et lit, de la carte à l’e-mail de confirmation.
À Aix-les-Bains, l’hôtellerie a une longue histoire d’image. L’ancien Hôtel Royal, construit en 1914 par l’architecte Alfred Olivet et protégé au titre des monuments historiques depuis 1987, rappelle que les palaces de la ville thermale soignaient déjà leur façade, leurs salons et leur nom. Aujourd’hui, la concurrence se joue aussi sur les écrans.
Une identité réussie fait qu’un client reconnaît votre maison sur une photo, une carte ou un message, et qu’il s’en souvient. Voici la méthode que nous suivons avec les hôtels et les restaurants.
Étape 1 : que vit le client chez vous, en une phrase ?
Avant le dessin, il faut une promesse. Une table au bord du lac où l’on prend son temps, un hôtel calme pour les curistes, une brasserie vive les soirs de concert : la phrase doit être assez précise pour écarter ce que vous n’êtes pas. Elle guide ensuite chaque décision, du choix d’une typographie à celui d’une vaisselle.
Écrivez-la avec l’équipe qui accueille, sert et cuisine. C’est elle qui la rendra vraie.
Étape 2 : le nom et le signe se lisent-ils partout ?
Le logo d’un hôtel ou d’un restaurant vit sur des supports très différents : une enseigne lue depuis la rue, une serviette brodée, un tampon sur un sac, une icône de quelques millimètres sur un téléphone. Il doit rester lisible à toutes ces tailles. Prévoyez une version complète et une version courte, ou un monogramme.
Pour un hôtel classé, l’enseigne n’est pas un détail : son existence et son bon état figurent parmi les critères obligatoires du tableau de classement, de 1 à 5 étoiles. Si le nom n’est pas encore choisi, notre méthode pour nommer un restaurant ou un commerce vient avant cette étape.
Étape 3 : quelles couleurs, quelles matières, quels objets ?
Une identité d’hôtellerie se touche autant qu’elle se voit. Listez les objets qui portent la marque, puis donnez à chacun sa règle :
- La carte : format, papier, typographies, mise en page.
- Les supports de chambre : guide des services, carte d’accès, affichettes, papeterie.
- Le linge et la vaisselle, quand ils sont personnalisés.
- La signalétique : étages, salle, sanitaires, terrasse, parking.
- Les tenues de l’équipe en salle et à la réception.
Démonstration : écran dessiné, sans prix, sans nom ni client réel.
Étape 4 : votre ton s’entend-il dans chaque message ?
L’identité passe aussi par les mots. L’e-mail de confirmation, le message de la veille, la réponse à un avis, la carte des vins : tous parlent au nom de la maison. Fixez quelques règles simples, vouvoiement ou non, longueur des phrases, mots à éviter, signature, puis appliquez-les partout.
Un hôtel de cure ne parle pas comme un bar à cocktails. Les deux ont raison, à condition de ne pas changer de voix entre le site et le comptoir.
Étape 5 : les images racontent-elles la même maison ?
Les photos et les vidéos portent l’identité plus vite que n’importe quel texte. Lumière, cadrage, place des personnes, saison : définissez une direction avant le tournage, pour que le site, la fiche Google et les réseaux se ressemblent. Notre guide photos et vidéos d’hôtel ou de restaurant donne la liste des plans.
Étape 6 : comment faire vivre la marque sans la dénaturer ?
Rassemblez tout dans un guide de marque court : la promesse, le logo et ses versions, les couleurs, les typographies, les règles d’écriture, des exemples réussis et ratés. Donnez-le à l’équipe, à l’imprimeur, au prestataire du site et à celui qui gère vos réseaux.
Dans une ville au patrimoine aussi visible, une nouvelle identité peut s’appuyer sur l’histoire du lieu sans la copier. Nos projets d'identité visuelle partent de là, la création du site suit avec la même identité, et notre page Aix-les-Bains présente notre façon de travailler autour du lac.
- La promesse vient avant le logo et guide chaque choix.
- Le nom et le signe doivent se lire sur une enseigne comme sur un écran.
- Chaque objet qui porte la marque a sa règle, de la carte au guide des services.
- Le ton reste le même du site au comptoir.
- Un guide de marque court fait vivre l’identité chez tous vos prestataires.
Questions fréquentes
Faut-il refaire l’identité quand on reprend un hôtel ou un restaurant ?
Pas toujours. Si le nom est connu et apprécié, une évolution vaut mieux qu’une rupture : on garde ce qui est reconnu, on corrige ce qui gêne la lecture ou la fabrication. Une refonte complète se justifie quand le concept change vraiment.
Combien d’objets faut-il personnaliser ?
Commencez par ceux que tous les clients voient : enseigne, carte, site, confirmation de réservation, guide des services. Le linge brodé et la vaisselle à votre nom peuvent attendre une deuxième étape.
Pouvez-vous suivre l’impression ?
Oui, nous préparons les fichiers et suivons la fabrication avec l’imprimeur, de la carte à la papeterie. Pour en parler, prenons rendez-vous.
LaBoîte écrit la promesse avec vous, dessine l’identité et la décline sur la carte, la chambre, le site et les messages, sur devis. Prenons rendez-vous.
- Ministère de la Culture, Plateforme ouverte du patrimoine, notice PA00118169 : ancien Hôtel Royal à Aix-les-Bains
- Légifrance, Arrêté du 29 décembre 2021 fixant les normes et la procédure de classement en hôtels de tourisme
Pages consultées le 14 octobre 2026. Les marques citées appartiennent à leurs propriétaires.


