Une marque par métier se justifie quand les publics, les promesses et les tons diffèrent au point de se gêner ; un seul nom suffit quand on vend à peu près la même chose aux mêmes clients. Le groupe Corsiva, à Chambéry, a pris un entre-deux : une même famille sous le nom Corsiva, un logo par métier, et deux tons distincts pour la conciergerie et les mariages.
Un loueur qui cherche un logiciel, un couple qui prépare son mariage, un propriétaire qui confie sa voiture : trois personnes qui n’ont rien en commun, et qui peuvent pourtant tomber sur le même nom. C’est la situation du groupe Corsiva, en Savoie.
Voici comment nous avons organisé ses cinq marques, et les critères qui aident toute entreprise à plusieurs activités à trancher.
Cinq métiers sous un même nom : où était la difficulté ?
Le groupe réunit cinq activités : Corsiva Location, pour louer des voitures de luxe ; Corsiva Prime, pour l’import de voitures de luxe et un accompagnement sur mesure ; Corsiva OS, un logiciel conçu pour les loueurs ; Corsiva Conciergerie, un service automobile pour les propriétaires ; Corsiva Mariages, pour les futurs mariés.
Le point commun est l’automobile. Les clients, eux, ne se ressemblent pas : un professionnel qui compare des logiciels, un particulier qui réserve pour un week-end, un couple qui organise les trajets du jour J. Un discours unique aurait mal parlé à chacun.
Marque unique, famille ou marques séparées : quelles options ?
Il existe trois grandes façons d’organiser plusieurs activités. Aucune ne vaut pour tout le monde : tout dépend de ce que vos clients doivent comprendre en premier.
- Une marque unique : un nom, un logo, des rubriques par activité. Simple et économique, tant que les publics se recoupent.
- Une famille de marques : un nom commun complété par le métier, avec un logo propre à chacun. La confiance se transmet, chaque activité garde sa voix.
- Des marques indépendantes : des noms sans lien apparent. Utile quand une activité ne doit pas être associée aux autres, avec le risque de reconstruire la notoriété à chaque fois.



Pourquoi une famille plutôt qu’un nom unique chez Corsiva ?
Garder le nom Corsiva sur chaque activité permet à la suivante de profiter de ce que les clients connaissent déjà du groupe, au lieu de repartir de zéro. Mais chaque métier devait se reconnaître au premier coup d'œil, sur un post comme dans une page de résultats. D’où la règle qui résume le projet : un logo par métier, une même famille.
Pour la conciergerie et les mariages, nous sommes allés plus loin : deux métiers, deux tons. L’une parle à des propriétaires qui confient leur voiture, l’autre à des couples qui préparent une fête. Chacune a ses pages, ses visuels et ses publicités Instagram, avec des réels tournés avec l’équipe Corsiva. Le détail figure sur la page du projet groupe Corsiva.
Quels critères pour choisir dans votre entreprise ?
Posez ces questions activité par activité. Plus les réponses sont positives, plus une marque distincte, ou au moins un logo distinct, se justifie.
- Les clients sont-ils différents, au point de ne jamais chercher les deux services ?
- La promesse change-t-elle : rapidité ici, sur-mesure là, émotion ailleurs ?
- Le niveau de gamme ou le ton seraient-ils incompatibles sur une même page ?
- Un incident sur une activité pourrait-il abîmer la réputation des autres ?
- Envisagez-vous un jour de céder une activité ou d’y associer un partenaire ?
- Avez-vous les moyens de faire vivre une marque de plus ? Une marque laissée sans contenus fait plus de tort qu’une rubrique bien tenue.
Comment garder l’air de famille sans tout uniformiser ?
Une famille de marques repose sur un partage net entre ce qui ne bouge jamais et ce qui change d’un métier à l’autre. Les trois posts présentés avec cet article montrent le principe : même exigence, trois voix. Écrivez ce partage dans une charte courte, remise à chaque prestataire :
- Commun à toutes : le nom racine, la typographie, la façon d’écrire le métier, l’exigence sur les photos
- Propre à chacune : le logo, la couleur dominante, le ton des textes, les sujets des visuels
- À décider au cas par cas : le site, les comptes sociaux, les campagnes
Faut-il protéger chaque marque séparément ?
Avant de dessiner, vérifiez que chaque nom est libre. L’INPI recommande de chercher dans trois registres : les marques, en France et à l’étranger, les noms de sociétés et les noms de domaine. Il conseille de faire interpréter les résultats par un conseil en propriété industrielle.
Une marque se dépose pour des produits et services rangés dans les classes de la classification de Nice. Chaque métier a les siens : vérifiez que vos dépôts les couvrent tous. Si votre clientèle est internationale, l’EUIPO rappelle qu’une marque de l’Union européenne vaut pour tous les pays membres en une seule demande, mais selon la règle du tout ou rien.
Que peut en retenir une PME savoyarde à plusieurs activités ?
En Savoie, il est courant de cumuler les métiers : un hôtel qui loue aussi du matériel, un artisan qui ouvre un magasin, un domaine qui accueille des hôtes. La question se pose dès la deuxième activité, et elle se règle mieux avant le premier logo qu’après.
Commencez par la stratégie d’offre : qui achète quoi, avec quelle promesse. L'identité visuelle vient ensuite, comme le détaille notre guide pour créer sa marque. L’article sur le lancement de Corsiva Prime montre comment une nouvelle marque entre dans une famille existante. Notre équipe est en Rhône-Alpes et anime ces ateliers sur place, à Chambéry ou ailleurs.
- Un nom unique suffit quand les clients et la promesse se recoupent.
- Une famille de marques garde la force du nom commun et donne à chaque métier sa voix.
- Chez Corsiva : cinq métiers, un logo par métier, deux tons pour la conciergerie et les mariages.
- Les critères : publics, promesses, ton, risque pour la réputation, moyens de faire vivre chaque marque.
- Chaque nom se vérifie et se protège avant le premier dessin.
Questions fréquentes
Combien de marques une PME peut-elle faire vivre ?
Autant qu’elle peut en nourrir. Chaque marque demande des pages, des comptes, des contenus réguliers et parfois de la publicité. Si une activité ne justifie pas cet effort, une rubrique soignée sous la marque principale fera mieux l’affaire.
Peut-on regrouper plus tard des marques créées séparément ?
Oui, mais cela coûte : nouvelles enseignes, nouveaux supports, redirections des anciens sites, clients à prévenir. Mieux vaut fixer l’architecture tôt, quitte à n’ouvrir les marques filles qu’au fil des lancements.
Faut-il un compte Instagram par marque ?
Quand les publics diffèrent vraiment, oui : un futur marié ne suit pas un logiciel de gestion de flotte. Chez Corsiva, la conciergerie et les mariages ont chacune leurs visuels et leurs publicités Instagram. Si les publics se recoupent, un compte commun bien organisé suffit.
Nous faisons le point sur vos métiers, vos publics et vos noms, puis nous vous proposons une architecture de marques et une identité adaptées, sur devis. Prenons rendez-vous.
- INPI, Vérifier la disponibilité d’une marque, d’un nom de société ou d’un nom de domaine
- INPI, Les classifications internationales (classification de Nice)
- EUIPO, Où enregistrer votre marque
- LinkedIn, FAQ sur les pages vitrines
Pages consultées le 13 octobre 2026. Les marques citées appartiennent à leurs propriétaires.
