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Site bilingue pour une activité touristique à Annecy : quelles pages traduire d’abord ?

Site internet · Annecy · 4 min de lecture · · LaBoîte

Traduisez d’abord les pages qui servent à décider et à réserver : l’offre, le parcours de réservation avec ses messages, l’accès, les conditions et la foire aux questions. Faites relire chaque traduction par une personne dont c’est la langue, donnez à chaque version sa propre adresse et déclarez-les à Google avec des balises hreflang. Le blog et l’histoire de la maison peuvent attendre.

Location de bateaux, parapente, visites guidées, cours de paddle : à Annecy, une partie des clients ne lit pas le français. L’office de tourisme rappelle que la ville se trouve à 50 km de l’aéroport international de Genève, relié par train et par autocar, et son propre site existe en français, en anglais et en allemand.

Traduire tout un site d’un coup coûte cher et se fait souvent mal. Mieux vaut avancer par priorités, en se posant les bonnes questions dans l’ordre.

Quelles pages traduire en premier ?

Celles sans lesquelles un visiteur étranger ne peut pas réserver seul. Une page d’accueil traduite qui renvoie vers une réservation en français fait perdre le client au moment décisif.

  • L’offre : ce qui est inclus, la durée, le niveau demandé, l’âge minimum, ce qu’il faut apporter
  • La réservation, jusqu’aux e-mails de confirmation et de rappel
  • L’accès : point de rendez-vous, stationnement, transports depuis la gare ou l’aéroport
  • Les conditions : annulation, météo, assurance, sécurité
  • La foire aux questions, nourrie par les questions réellement reçues
ConseilOuvrez votre boîte de réception : les questions posées en anglais l’été dernier vous disent exactement quoi traduire.

Anglais seulement, ou d’autres langues aussi ?

L’anglais sert de langue commune à beaucoup de visiteurs, mais pas à tous. Regardez d’où viennent vos réservations et vos demandes avant d’ajouter l’allemand, l’italien ou le néerlandais.

Une langue bien tenue vaut mieux que trois versions à moitié traduites. Chaque langue ajoutée demande une mise à jour à chaque changement d’horaire, de conditions ou d’offre : prévoyez qui s’en charge avant de l’ouvrir.

Démonstration : écran dessiné, sans prix, sans nom ni client réel.

Traduction humaine ou assistée par l’IA ?

Les outils de traduction et l’IA donnent aujourd’hui un premier jet correct, surtout pour des textes simples. Ils se trompent encore sur les termes de votre métier, les noms de lieux, l’humour et le ton.

Notre règle : un premier jet assisté, puis une relecture par une personne dont c’est la langue maternelle pour les pages qui vendent et pour les conditions. Constituez un petit lexique (vos activités, vos lieux, vos formules) que chaque traduction respecte. Les conditions d’annulation ne se traduisent jamais sans relecture : une nuance mal rendue suffit à créer un litige.

Comment indiquer à Google qu’une page existe en deux langues ?

Avec des balises hreflang, placées dans le code des pages, dans des en-têtes ou dans le plan du site. Google précise que chaque version doit se citer elle-même et citer toutes les autres ; si deux pages ne se répondent pas, les annotations sont ignorées. Une valeur x-default peut désigner la page proposée aux visiteurs dont la langue n’a pas de version.

Google indique aussi qu’il ne se sert pas de ces balises pour reconnaître la langue d’une page : il lit le contenu. Une page anglaise doit donc être entièrement en anglais, menus et pied de page compris. C’est un point que nous réglons dès la conception, dans nos projets de création de site comme de référencement.

Quelle adresse donner à chaque version ?

Chaque langue a besoin de sa propre adresse. Google déconseille de changer de langue par un cookie ou un paramètre, et de rediriger automatiquement le visiteur selon la langue qu’on lui suppose : un Allemand qui préfère lire en anglais doit pouvoir le faire.

Pour une petite entreprise, un sous-répertoire (/en/) reste le plus simple à gérer. Un sélecteur de langue visible sur chaque page doit mener à la page équivalente, pas à l’accueil.

Et les visuels, les vidéos et les avis ?

Un plan d’accès, une affiche ou une infographie avec du texte incrusté reste en français si on l’oublie. Listez ces images et prévoyez une version par langue, ou retirez le texte de l’image. Les vidéos ont besoin de sous-titres.

Les avis laissés en anglais par d’anciens clients rassurent les nouveaux : affichez-les sur les pages anglaises tels quels, sans les retoucher. Pour suivre l’effet de la traduction, le rapport Performances de la Search Console montre les requêtes et les pays d’où viennent les visites.

En bref
  • Traduire d’abord ce qui permet de réserver seul : offre, réservation, accès, conditions, questions.
  • Ajouter une langue seulement si vos clients la parlent et si quelqu’un la tiendra à jour.
  • Premier jet assisté, relecture par une personne dont c’est la langue, lexique commun.
  • Une adresse par langue, des balises hreflang réciproques, pas de redirection automatique.

Questions fréquentes

Faut-il des drapeaux dans le sélecteur de langue ?

Mieux vaut écrire le nom de chaque langue dans cette langue (English, Deutsch). Un drapeau désigne un pays, pas une langue : un visiteur suisse ou belge ne s’y retrouve pas toujours.

Un assistant IA peut-il répondre aux questions des visiteurs étrangers ?

Oui, s’il s’appuie sur vos pages et vos conditions et qu’il passe la main à une personne en cas de doute. Notre méthode pour un assistant IA qui répond aux voyageurs détaille les précautions.

Combien coûte la version anglaise d’un site ?

Elle se chiffre sur devis, selon le nombre de pages, la part de traduction relue et les réglages techniques à reprendre. Notre équipe est en Rhône-Alpes et vient sur place quand le projet le demande ; voyez notre page agence web à Annecy.

Votre site doit parler à vos clients étrangers ?

Nous listons avec vous les pages à traduire, l’ordre et les réglages, puis nous vous proposons un plan sur devis. Prenons rendez-vous pour en parler.