Pour une PME qui veut être trouvée, laissez passer les robots de recherche des assistants (OAI-SearchBot, Claude-SearchBot, PerplexityBot) en plus de Googlebot et Bingbot. Les robots d’entraînement (GPTBot, ClaudeBot, le jeton Google-Extended) se décident à part, selon la valeur de vos contenus : chez OpenAI et Anthropic, les bloquer n’empêche pas d’être cité. Le fichier llms.txt reste facultatif, et Google indique que sa recherche ne l’utilise pas.
Un fichier de quelques lignes, robots.txt, décide désormais si votre site peut servir de source à ChatGPT, Claude ou Perplexity. Beaucoup de sites ont fermé la porte « aux IA » d’un bloc, par prudence ou par un réglage d’hébergeur, sans voir qu’ils se retiraient aussi des réponses.
Voici ce que chaque éditeur documente sur ses robots, la position de Google sur llms.txt et sur les données structurées, et une configuration raisonnable pour un site d’entreprise.
Pourquoi chaque éditeur d’IA a-t-il plusieurs robots ?
Parce qu’ils ne font pas le même travail. Les grands éditeurs distinguent trois usages : l’entraînement des modèles, l’index qui sert à répondre en citant des sources, et la visite d’une page à la demande précise d’un utilisateur. Chaque usage porte son propre nom dans robots.txt, et chaque règle s’applique indépendamment des autres.
Cloudflare a adopté la même grille le 1er juillet 2026 en rangeant les robots d’IA en trois catégories : recherche, agent et entraînement. Pour savoir comment ces robots se traduisent ensuite en citations, voyez notre guide du GEO.
Que déclarent OpenAI, Anthropic, Perplexity, Google et Mistral ?
Chacun publie la liste de ses robots et leur rôle :
- OpenAI : OAI-SearchBot pour la recherche de ChatGPT (un site qui le bloque n’apparaît plus dans ses réponses, hors simples liens de navigation) ; GPTBot pour l’entraînement ; ChatGPT-User pour les pages ouvertes à la demande d’un utilisateur, auxquelles robots.txt peut ne pas s’appliquer.
- Anthropic : Claude-SearchBot pour l’index de recherche, ClaudeBot pour l’entraînement, Claude-User pour les pages consultées à la demande d’un utilisateur. Anthropic demande une règle par sous-domaine.
- Perplexity : PerplexityBot pour ses résultats, sans usage pour l’entraînement ; Perplexity-User pour les visites demandées par un utilisateur, qui ignore en général robots.txt.
- Google : Googlebot explore pour la recherche, Aperçus IA et Mode IA compris ; Google-Extended, un jeton sans robot propre, encadre l’entraînement de Gemini et l’ancrage des réponses des applications Gemini, sans effet sur la recherche.
- Mistral : MistralAI-Index pour son index, MistralAI-User pour les demandes des utilisateurs, MistralAI-Training pour l’entraînement.
Faut-il bloquer les robots d’entraînement ?
C’est un choix d’entreprise, pas une obligation technique. Bloquer GPTBot ou ClaudeBot signale que vos contenus ne doivent pas servir à entraîner les modèles, sans vous retirer des réponses de ChatGPT ou de Claude, qui dépendent d’autres robots.
Google-Extended demande plus d’attention : il couvre l’entraînement de Gemini, mais aussi l’ancrage des réponses des applications Gemini dans l’index de Google. Le bloquer peut donc réduire votre présence dans ces réponses, sans toucher à votre classement dans la recherche.
Un site vitrine ou une boutique a peu à protéger et beaucoup à gagner à être lu. Un éditeur, une base documentaire payante ou un auteur dont le texte est le produit peut trancher autrement. Le droit européen prévoit d’ailleurs que l’opposition à la fouille de textes s’exprime, pour les contenus en ligne, par des procédés lisibles par machine ; robots.txt en est un exemple courant.
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Le fichier llms.txt sert-il à quelque chose ?
Proposé en septembre 2024, llms.txt est un fichier Markdown placé à la racine du site, qui résume les pages utiles à un modèle de langage. Google a tranché pour ce qui le concerne : son guide de 2026 indique que la recherche Google ne l’utilise pas et qu’il n’a aucune incidence sur la visibilité ni le classement.
Vous pouvez le garder s’il sert ailleurs, par exemple à un assistant de développement qui lit votre documentation. Il ne remplace ni robots.txt, ni le plan du site, ni des pages claires.
Les données structurées aident-elles les IA à comprendre un site ?
Elles aident les moteurs à comprendre une page et ouvrent droit aux résultats enrichis de Google. Mais Google précise qu’aucun balisage schema.org spécial n’est nécessaire pour ses fonctionnalités d’IA générative, et que le balisage doit correspondre au texte visible.
Gardez donc le socle : organisation ou établissement local, produits, articles, fil d’Ariane. Le texte visible reste la matière première, car c’est lui que lisent les robots, y compris ceux qui n’exécutent pas le JavaScript. Notre article sur le mode IA de Google montre comment vérifier ensuite votre présence dans ses réponses.
Quelle configuration retenir pour un site d’entreprise ?
Pour la plupart des PME, quatre règles suffisent :
- Autorisez Googlebot, Bingbot et les robots de recherche des assistants : OAI-SearchBot, Claude-SearchBot, PerplexityBot, MistralAI-Index.
- Laissez passer les robots qui agissent à la demande d’un utilisateur (ChatGPT-User, Claude-User, Perplexity-User) : derrière eux, une personne veut lire votre page.
- Décidez pour l’entraînement (GPTBot, ClaudeBot, Google-Extended, MistralAI-Training) en connaissance de cause, et notez ce choix.
- Vérifiez les réglages de votre hébergeur ou de votre CDN, qui peuvent bloquer des robots avant même robots.txt.
- Chaque éditeur sépare entraînement, index de recherche et visites à la demande, avec des noms distincts dans robots.txt.
- Pour être cité : OAI-SearchBot, Claude-SearchBot, PerplexityBot et MistralAI-Index autorisés, en plus de Googlebot et Bingbot.
- Bloquer GPTBot ou ClaudeBot ne retire pas des réponses ; Google-Extended couvre aussi l’ancrage des réponses de Gemini.
- llms.txt est facultatif : la recherche Google ne l’utilise pas.
- Les réglages de l’hébergeur ou du CDN peuvent tout bloquer en amont : vérifiez-les.
Questions fréquentes
Bloquer GPTBot me retire-t-il de ChatGPT ?
Non. OpenAI traite chaque robot séparément : GPTBot concerne l’entraînement, OAI-SearchBot la recherche. Un site peut bloquer le premier et autoriser le second.
Bloquer Google-Extended fait-il baisser mon référencement ?
Non. Google indique que ce jeton n’a aucune incidence sur l’inclusion dans la recherche ni sur le classement. Pour sortir des Aperçus IA et du Mode IA, il faut passer par le réglage dédié de la Search Console.
Les robots respectent-ils vraiment robots.txt ?
Les robots d’exploration des éditeurs cités s’y conforment, selon leur documentation. Ceux qui agissent à la demande d’un utilisateur font exception : OpenAI et Perplexity indiquent que robots.txt peut ne pas s’appliquer. Un blocage strict passe par le serveur ou le CDN.
Faut-il un robots.txt pour chaque sous-domaine ?
Oui : le fichier s’applique au seul sous-domaine où il se trouve. Anthropic le rappelle pour ses robots ; une boutique ou un blog installé sur un sous-domaine a donc besoin du sien.
Faites le point avec LaBoîte : nous relisons votre robots.txt, les réglages de votre hébergeur et l’accès réel des robots, puis nous vous proposons une configuration claire. Prenez rendez-vous ou demandez à être rappelé.
- Overview of OpenAI Crawlers (OAI-SearchBot, GPTBot, ChatGPT-User) — OpenAI
- Robots d’exploration d’Anthropic (ClaudeBot, Claude-SearchBot, Claude-User) — Centre d’aide Claude
- Perplexity Crawlers (PerplexityBot, Perplexity-User) — Perplexity
- Robots d’exploration courants de Google, dont Google-Extended — Google Search Central
- Mistral AI Crawlers (MistralAI-Index, MistralAI-User, MistralAI-Training) — Mistral AI
- Optimiser votre site Web pour les fonctionnalités d’IA générative dans la recherche Google (llms.txt, schema.org) — Google Search Central
- Fonctionnalités d’IA et votre site Web — Google Search Central
- Contrôle de l’IA générative dans la Recherche — Aide Search Console
- Content Independence Day: new options to manage AI traffic (1er juillet 2026) — Cloudflare
- The /llms.txt file (proposition publiée le 3 septembre 2024) — llmstxt.org
- Directive (UE) 2019/790 sur le droit d’auteur, article 4 (fouille de textes et de données) — EUR-Lex
- The rise of the AI crawler (17 décembre 2024) — Vercel
Pages consultées le 27 octobre 2026. Les marques citées appartiennent à leurs propriétaires.
