On annonce la fin du papier à chaque nouvel écran. Pourtant, les salons professionnels sont toujours couverts de kakémonos, les commerciaux laissent encore une plaquette après un rendez-vous, et un flyer bien pensé fait toujours entrer des clients dans une boutique de quartier.
Le print n’a pas disparu, il a changé de rôle. Il ne sert plus à tout dire. Il sert à être présent là où l’écran ne l’est pas, à laisser une trace physique, à faire le lien vers vos supports numériques. Encore faut-il choisir le bon support, et le concevoir pour l’endroit où il sera lu.
Là où le papier garde un avantage
Le print a sa place dès qu’il y a un contact physique avec vos clients ou vos prospects. Un document que l’on tient en main, que l’on pose sur un bureau ou que l’on emporte, reste visible quand l’onglet du navigateur est fermé depuis longtemps.
- Les rendez-vous commerciaux, pour laisser une synthèse de l’offre
- Les salons et événements, pour être repéré de loin
- Les points de vente, comptoirs et salles d’attente
- Les ventes longues, où la décision se prend à plusieurs
- Les envois soignés à des clients ou partenaires choisis
La plaquette commerciale, une vente qui continue sans vous
La plaquette commerciale accompagne la vente. Elle reprend ce que vous dites en rendez-vous, dans un ordre qui permet à votre interlocuteur de le relire seul, ou de le présenter à l’associé qui n’était pas là. Elle doit donc se comprendre sans vous.
Pour la création d’une brochure ou d’une plaquette, une structure fonctionne bien : la promesse en couverture, les problèmes que vous résolvez, votre offre, votre méthode, des preuves concrètes (réalisations, références, avis), puis le contact. Gardez les tarifs sur un feuillet séparé : ils changent plus souvent que le reste, et ce feuillet se réimprime seul. Si la promesse peine à venir, commencez par clarifier votre offre.
Le flyer : un message, une offre, une action
Le flyer se lit en quelques secondes, souvent debout, parfois en marchant. Il ne porte qu’une idée : un titre qui accroche, une offre claire, une seule action à faire, et les informations pratiques pour la faire.
Sa réussite dépend autant de la distribution que de la conception. Dans des boîtes aux lettres, sur le comptoir d’un partenaire, remis en main propre lors d’un événement : chaque contexte appelle un format et un ton différents. Choisissez-le avant de lancer la création.
Le kakémono : lisible de loin, en un coup d'œil
Le kakémono, ou roll-up, se regarde de loin et de biais, depuis une allée, entre deux conversations. Il doit dire qui vous êtes et ce que vous faites en un instant : logo, une phrase courte, un visuel fort. Les paragraphes, les listes de services et les coordonnées détaillées n’y ont pas leur place.
Pensez aussi à la hauteur. Sur un stand, le bas du kakémono disparaît derrière une table, des cartons ou des visiteurs. Placez l’essentiel dans la partie haute, puis vérifiez la lisibilité en affichant la maquette à l’écran et en reculant de quelques pas.
Des fichiers qui s’impriment bien
Un fichier réussi à l’écran peut décevoir sur papier. Les écrans affichent les couleurs en RVB, les imprimeurs travaillent en CMJN : certains bleus ou verts vifs perdent de leur éclat. Nos projets de brochure et print se terminent donc par des fichiers préparés selon les consignes de votre imprimeur.
Le bon à tirer (BAT) est la dernière occasion de corriger une erreur. Relisez-le à froid, à plusieurs, en vérifiant ce qui ne pardonne pas : numéros de téléphone, adresses, liens, noms propres, dates. Une coquille sur un numéro coûte une réimpression complète.
- Couleurs converties en CMJN, avec une épreuve si la teinte compte
- Images en haute définition et logo vectoriel
- Fonds perdus et marges conformes aux consignes de l’imprimeur
- Polices incorporées dans le PDF final
Papier, quantités, finitions : des choix qui parlent
Le papier fait partie du message. Un couché mat évoque la sobriété, un papier texturé ou recyclé une démarche artisanale ou responsable, une finition soignée un positionnement haut de gamme. Demandez des échantillons : le toucher se juge mieux qu’une fiche technique.
Côté quantités, résistez au prix dégressif. Commander trop, c’est garder des cartons d’informations périmées après un changement d’offre, d’adresse ou d’équipe. L’impression numérique se prête aux petits tirages et aux mises à jour fréquentes, l’offset aux volumes plus importants. Pour limiter l’impact, privilégiez un imprimeur labellisé Imprim’Vert et des papiers certifiés FSC ou PEFC.
Le print et le numérique, une même marque
Une brochure efficace ressemble à votre site, reprend votre identité et parle avec les mêmes mots. Le client qui reçoit votre plaquette puis consulte vos réseaux doit reconnaître la même entreprise. C’est tout l’intérêt d’une identité visuelle bien définie : elle se décline sans perdre sa cohérence.
Les supports peuvent aussi se répondre : un QR code vers une vidéo de démonstration, la version PDF de la plaquette envoyée après un appel, un kakémono qui reprend le visuel de votre campagne en ligne. Avant d’envoyer un fichier à l’imprimeur, vérifiez quelques points.
- Le support a un usage et un mode de distribution définis
- Il porte une seule action principale
- Il reprend fidèlement votre identité visuelle
- Les informations périssables renvoient au site
- Un QR code ou un lien suivi permet de mesurer son effet
- Le print reste utile partout où vous rencontrez physiquement vos clients.
- Une plaquette accompagne la vente : elle doit se comprendre sans vous.
- Un flyer porte un seul message ; un kakémono se lit de loin, dans sa partie haute.
- Le BAT se relit avec soin, car une coquille coûte une réimpression.
- Imprimez des quantités raisonnables et renvoyez vers le site pour ce qui se périme.
Questions fréquentes
Quelle différence entre une brochure et une plaquette commerciale ?
Dans l’usage courant, les deux termes se recoupent. On parle plutôt de plaquette pour un document court qui présente l’entreprise et son offre, souvent remis en rendez-vous, et de brochure pour un document plus fourni : catalogue, cas détaillés, plusieurs pages. Le bon choix dépend de ce que le lecteur doit en retenir.
Les cartes de visite sont-elles encore utiles ?
Dans beaucoup de métiers, oui. Elles restent un réflexe en salon, en rendez-vous et en boutique, et une carte bien faite laisse une impression de sérieux. Un QR code au dos peut renvoyer vers vos coordonnées complètes, pour ceux qui préfèrent tout garder sur leur téléphone.
Peut-on utiliser le même fichier pour l’impression et pour l’envoi par e-mail ?
Mieux vaut préparer deux versions. Le fichier d’impression est lourd, en CMJN, avec fonds perdus et traits de coupe. La version numérique doit être légère, en RVB, et peut contenir des liens cliquables vers votre site ou votre prise de rendez-vous.
Plaquette, flyer, kakémono ou catalogue : nous partons de l’usage et du lieu de distribution, puis nous livrons des fichiers prêts pour votre imprimeur.

